Notre chai

Notre philosophie à la cave

Notre philosophie consiste à minimiser nos interventions et à exploiter les ressources de nos raisins. Nous cherchons à obtenir la meilleure qualité de la matière première à la vigne et être ensuite peu interventionniste et respectueux des raisins dans le chai.

Pour les vins rouges, nos raisins ne sont jamais foulés et sont déplacés par gravité. Nous gardons aussi une proportion variable de rafles dépendant de la maturité du millésime.

Les blancs sont pressés en grappes entières.

Toute la vinification se déroule sous bois pour nos quatre cuvées.

Nous utilisons uniquement du chêne français et utilisons nos barriques pour plusieurs millésimes, afin d’éviter de dénaturer les vins. Les rouges sont fermentés dans de grandes cuves tronconiques en bois avant d’être placé dans des pièces de 225 à 500 litres.

Quant aux blancs, ils sont fermentés intégralement en fût pour intégrer une faible proportion de bois neuf.

Nos cuvées restent au minimum vingt mois en barrique et sont bâtonnées fréquemment pour gagner en rondeur grâce au contact avec les lies. Nous évitons les soutirages pendant l’élevage et ne faisons ni stabilisation tartrique, ni collage afin de préserver toutes les caractéristiques de nos jeunes vins.

Le protocole plus en détails

Les protocoles classiques de vinification servent à l’élaboration des crus du Clos de Tsampéhro, en privilégiant toujours la simplicité et le respect de la matière première:

Tous les pressurages, à basse pression, sont menés dans un pressoir pneumatique horizontal en inox, garant d’un respect intégral de la vendange;

Les débourbages se font de manière statiques à froid pendant 24 heures en cuve inox.

L’usage de SO2 (stabilité des vins pendant leurs premières années de vie et durant les phases de transport) est réduit au plus strict minimum.

Nous ne faisons aucun collage.

La stabilisation tartrique se fait également à froid naturellement pendant les 24 mois d’élevage.

Nous ne faisons pas de soutirage durant l’élevage.

Nous procédons à des élevages sur lies pour les blancs comme les rouges grâce à des bâtonnages réguliers.

Les filtrations sont très légères et uniquement effectuées si c’est nécessaire.

Nous n’ajoutons aucun additif à l’exception de faibles doses de SO2

Notre outil de travail

L’architecte Joseph Cordonnier, de Lens, a été mandaté en 2011, pour concevoir et exécuter un chai devant à la fois être un outil de travail techniquement irréprochable, mais également s’inscrire dans les valeurs et le lieu du Tsampéhro. Joseph Cordonnier a justement été retenu pour son attachement viscéral à la préservation du bâti valaisan, mais aussi à sa capacité de le transcender au travers d’une esthétique contemporaine.

Deux idées-force ont guidé l’élaboration des plans du chai.

La première étant que le lieu même de sa construction – terrain en demi-cercle adossé à des collines – avait été, dans le souvenir des anciens, un théâtre en plein air où se jouait toute sorte de pièce. Ce lieu représentait ainsi un lieu de vie, de rencontre et de culture important pour les villageois.

La deuxième se fonde sur l’association de cette notion de théâtre avec le choix de Joël Briguet, il y a 25 ans, de nommer sa cave « La Romaine », en souvenir de cette époque romaine qui a historiquement tant compté en Valais et y a fort probablement apporté, ou du moins renforcé, la culture de la vigne et du vin.

C’est donc tout naturellement la forme d’un amphithéâtre « à la romaine » qu’a pris le chai du Clos de Tsampéhro : quatre plateaux en demi-cercle et en escalier, sur lesquels peuvent reposer plus de 180 barriques. Un «théâtre du vin» sans spectateur cependant – ou si peu – puisque l’aspect utilitaire du lieu doit primer sur toute autre considération. Le parti-pris d’utiliser le béton brut comme matériau de base, mais aussi uniquement des fournitures de type « industriel», se justifie par les critères stricts de température, d’hygrométrie et de durabilité demandés par l’œnologue Vincent Tenud.

La façade extérieure, de par son aspect « industriel », rappelle encore une fois l’aspect utilitaire du lieu tout en épousant idéalement les courbes de terrain qui enchâssent le chai.

Facebook
LinkedIn
Instagram